AAAAAH les kaijus, qu’est-ce que je peux adorer ces énormes monstres ! Ils sont apparus pour la première fois une dizaine d’années après la Seconde Guerre mondiale ! C’est en 1954 que Gojira, alias Godzilla, est apparu pour la première fois au cinéma. Ce long métrage réalisé par Ishirō Honda est donc le point de départ d’une trentaine de films basés sur ce lézard géant, né des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki. Cette peur matérialisée du nucléaire a donné naissance à toute la mythologie des Kaijus, et une icône de la pop culture est née !
Pour tout ceux qui aime ces énormes monstres, vous ne pouvez par nié qu’il se cache tout de même un coté assez kitsch dans ces productions, il faut dire que les moyens en effets spéciaux de l’époque ne permettait pas les dingueries visuelles que nous avons de nos jours, mais ils ont toujours été assumé comme pour ne prendre au sérieux ces menaces ou les dédramatisées, mais une fois que le cinéma américain s’est emparé du phénomène, Godzilla et sa bande ont évoluer vers une vision bien plus ambigüe ou Godzilla se présente en gardien de l’équilibre terrestre, tout en ravagant des villes entières, sans que cela ne pose de véritable problèmes aux humains (ils ont pas trop le choix en même temps vu le bestiaux).
Mais parlons d’abord un peu du mangaka. Derrière le diminutif de KENT, se cache un jeune auteur de 29 ans qui n’en est pas à son coup d’essai. C’est en 2019 que sort son premier manga baptisé Colorless, dont le synopsis est assez inhabituel ! Suite à une éruption solaire sans précédent, la Terre a perdu ses couleurs et le héros devra protéger coûte que coûte la jeune Avidiya qui pourrait bien être la clé pour rendre ses couleurs à la planète. Ce manga en sept tomes a été édité en 2020 chez Shiba Édition. Puis il revient en 2021 avec un oneshot appelé Destronaut, qui n’est pas édité chez nous et semble être un récit de science-fiction.
C’est avec plaisir que j’ai pu me rendre compte en lisant cette nouveauté de chez Ki-oon que le mangaka est un véritable fan de kaijū, reprenant une vision plus ancienne que l’on appelle l’ère Shōwa, qui débute au milieu des années 60. Godzilla passe de destructeur à protecteur de la Terre ! Et c’est bien cette vision que nous retrouvons dans ce manga.
Il y a une dizaine d’années, la ville côtière de Sukuba est à moitié détruite par un tsunami provoqué par l’apparition d’un monstre géant qui sera baptisé Gaea-Tima en hommage à une déesse de la fertilité vénérée par les pêcheurs ! Après avoir été abattu par les forces armées, ce dernier se dissout dans la mer et la catastrophe se transforme en bénédiction, et en plus du tourisme, le monstre a fertilisé les eaux, à tel point que les pêches deviennent miraculeuses. Tout cela rapporte bien évidemment gros à la ville.
Miyako était une enfant et a survécu à la catastrophe. Aujourd’hui, elle est la spécialiste de la création de figurines de Gaea-Tima. Hélas, une autre menace fait son apparition et, sans comprendre comment, elle crache une bille qui fait apparaitre… Gaea-Tima ! Ce dernier s’oppose au monstre et le détruit. Une question se pose maintenant, est-il ami ou ennemi ?
« Great Kaiju Gaea-Tima » assume pleinement l’héritage des anciens films de Kaiju qu’on remarque de suite dans le chara-design des monstres. Ils ont un côté moins organique et ressemblent plus à un costume porté par un acteur qu’à un méga-monstre ultra-menaçant, c’est sans doute dû au regard de Gaia-Tima. On est clairement dans une ambiance bien plus légère et rétro que celle que l’on peut retrouver dans Superbeast ou encore Kaiju8, rien que la réapparition du Gaera-Tima fait rire et son invocation fait penser à celle d’un Pokémon ! Mais attention, le titre n’est pas une parodie, la menace est réelle et le manga pose des questions intéressantes sur la relation que Gaea-Tima partage avec Miyako.
Le dessin est vraiment très particulier, avec un petit côté oldschool malgré le jeune âge du mangaka. L’atmosphère est également assez particulière. Même si l’histoire semble classique au premier abord, je suis certain qu’elle nous réserve encore bien des surprises. Le manga arrive à mêler des moments drôles, voire absurdes, dans les interactions entre Miyako et le kaiju, ce qui n’est pas habituel pour ce genre d’œuvre. C’est donc un premier tome réussi qui propose une vision totalement différente de ce qu’on voit habituellement. Le manga est toujours en cours au Japon et compte 5 tomes à ce jour.
J’espère vous avoir donné envie de vous procurer ce premier volume de cette petite pépite pour tous les fans de monstres géants ! N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire ou sur nos réseaux sociaux.
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