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Mon avis - The marshall king

Publié par legeekmoderne sur 6 Juillet 2026, 22:17pm

Catégories : #Avis manga

Il y a de plus en plus d’anniversaires dans le monde de l’édition manga et pour célébrer ses 20 ans, les éditions Doki-Doki s'offrent un anniversaire en grande pompe et l’éditeur frappe un grand coup avec le retour dans son catalogue d'un de ses auteurs emblématiques, l’immense Boichi ! Pour ceux qui ne le savaient pas, l’auteur a débuté en France chez Doki-Doki avec le légendaire Sun-Ken Rock que je vous invite à lire de tout urgence si ce n’est pas encore fait. Le voir revenir là où tout a commencé avec sa toute dernière série, The Marshal King, a de quoi nous faire chaud au cœur.

Prépublié au Japon depuis février 2025 sur le site Shônen Jump+ de la Shûeisha (où il compte actuellement trois volumes, mais semble en pause), ce titre marque la deuxième collaboration entre Doki-Doki et le géant japonais, juste après le lancement de Shiba Inu Rooms au printemps dernier que je n’ai pas lu.

Mon avis - The marshall king

Pour marquer le coup, Doki Doki propose une édition collector exclusive à nos marchés francophones, conçue en accord avec la Shûeisha. Vendue au prix de 9,95€, elle se pare d’une superbe jaquette métallisée et intègre l’intégralité des planches en couleurs — qu'elles soient partielles ou totales — voulues par Boichi pour sublimer son œuvre, même si cette chronique se base quant à elle sur l’édition standard. Et comme la Japan Expo arrive à grands pas, les festivités se prolongent avec une exposition de 36 m² entièrement dédiée au mangaka, l'occasion idéale de mettre en avant ses créations en solo, de Sun-Ken Rock à The Marshal King, en passant par Space Chef Caesar, Origin, Wallman, H.E. - The Hunt for Energy ou encore Hotel, tout en explorant en profondeur ses influences cinématographiques si chères à son cœur.

Mon avis - The marshall king

Dans une ère de désolation où les desperados sèment la terreur, un homme traverse seul le désert. Derrière lui, il traîne le cercueil de M. Godspeed, l’invincible hors-la-loi aux bras mécaniques redoutables. Cet homme n'est autre que son fils, Jim Godspeed. Affirmant avoir lui-même tué son géniteur, Jim se présente à l'académie de formation des marshals avec une ambition claire, devenir un garant de la justice. Mais plusieurs questions demeurent, le cœur de ce fils de bandit abrite-t-il le bien ou le mal et surtout quel est son véritable but en intégrant l’académie? Vous le découvrirez dans ce premier tome au rythme effréné. 

Dès les premières pages, on comprend que Boichi a conçu cette œuvre comme une fresque spectaculaire et un immense bac à sable destiné à son propre plaisir (et indirectement le notre). L'auteur s'approprie totalement les codes du western spaghetti et du cinéma, plans ciné, grands espaces arides, regards intenses et "sales gueules" burinées que le dessinateur excelle à représenter. Le genre étant rare dans le manga en France, le dépaysement est total et j’ai adoré mon premier contact avec l’oeuvre.

Mon avis - The marshall king

Pour insuffler de l'originalité, Boichi y mêle une forte dose de steampunk d'influence américaine. Armures, membres mécaniques, machines à vapeur gigantesques avec un souci du détail réellement bluffant. Visuellement, cela rappelle les bases de la série des années 1960 Les Mystères de l'Ouest (dont on préférera oublier le catastrophique film de 1999). L'auteur ajoute également une touche plus "scolaire" avec l'académie des marshals, un bâtiment au design architectural impressionnant.

Tout le récit repose sur la dualité entre les bandits et les marshals, protecteurs d'un monde en plein chaos. Au milieu de tout cela, Jim Godspeed crève l'écran. C’est un protagoniste charismatique, drôle, fun et un tireur (très) excessivement redoutable qui ferait passer notre Lucky Luke pour un ptit joueur, il apporte ce côté too much jubilatoire propre à ce type de récit. Rejeté par ses camarades d'académie en raison de ses origines criminelles, Jim porte le poids du fantôme de son père. et petite parenthèse esthétique, vous ne trouvez pas que Jim ressemble à si méprendre à la version de Ace dessinée par Boichi à l'occasion de sa collab avec One Piece ?

Mon avis - The marshall king

Jim est ainsi épaulé par des figures secondaires féminines captivantes (que Voici dessine toujours aussi bien), à commencer par Mira Abigail Black, la fille du marshal le plus réputé, qui se révèle particulièrement badass et douée. À ses côtés, on découvre également Agera Dutch Schaefer, un personnage à l'allure enfantine qui cache pourtant un sens aigu de l'observation, un authentique respect du devoir et des touches d'humour bienvenues.

Ne cherchez pas une profondeur d'écriture philosophique, The Marshal King s'assume pleinement comme un manga popcorn. Boichi s'éclate visiblement à dessiner cette aventure, et son plaisir est hautement communicatif. Le rythme est effréné, l'action explosive, et chaque règlement de compte au revolver se savoure. La claque graphique est totale, portée par un trait unique, généreux et d'une richesse visuelle incroyable.

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Mon avis - The marshall king

The Marshal King réussit parfaitement son pari, nous en mettre plein les yeux et nous divertir. Ce premier tome pose des bases solides et intrigantes. Jim parviendra-t-il à devenir marshal ? Quels dangers l'attendent ? Finira-t-il par franchir la ligne rouge ? Cheminera-t-il seul ou accompagné ? Une chose est sûre, le potentiel est énorme, et l'on a hâte de reprendre le plus vite possible une dose de ce grand spectacle graphique !

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